Au global, certainement le plus beau des Ironman auquel j'ai participé. Avec tout d'abord une organisation qui frise l'excellence tout est nickel, du village triathlon au ravito en passant par la sécurité, etc... Seul bémol, le manque de ravito solide salé. Puis le parcours, dans un cadre de moyenne montagne avec des petits airs d'Embrun, une grosse ville ou le sport est roi, un plan d'eau irréprochable tant au point de vue proprété que température. Les routes n'ont rien à voir avec ce que l'on peut "se farcir" lors de nos longues sorties d'entraînement, du billard. Et l'ambiance mes amis, quasi comme à Franfort. Tout est prétexte à la fête. Pom-Pom girl, sonorisation sur le parcours vélo, distribution de gadget "d'ambiance". Evidemment reste le côté mercantile de l'organisation, mais quand on y regarde de plus près, les 300 euros donnés sont utilisés pour l'athlète et la qualité est là.
HOPA HOPA ZUPER !!
Ma Course ne débute pas dans les meilleures conditions. La préparation et les préparatifs s'étant déroulés à merveille, ne restait plus qu'à gérer le stress des dernières minutes. De ce côté là pas trop de problèmes non plus, mon expérience de ce genre de course m'aura servi pour une fois. Le coup de canon retentit et clac je me prend un gros caillou sur le talon encore endolori d'une petite blessure encourue à Chimay. 200 premiers mètres très chaotiques et puis c'est au tour de mon asthme de se rappeler à mon bon souvenir. Petite panique avec ces 2000 connards qui veulent tous me passer dessus. Et à chaque fois que quelqu'un me rattrape, il me donne un petit coup sur le talon, ce qui me fait craindre le pire pour la course à pieds.
Ca y est, cela commence à se décanter et on peut enfin commencer à allonger. Mais on est déjà aux 1200 mètres et le temps perdu au départ est impossible à rattraper. La navigation est aussi très hasardeuse, pourtant l'un de mes points fort se révèle ici de bien piètre qualité. L'entrée dans le canal me laisse espérer un peu plus de tranquilité pour nager, mais un tel paquet sur 5 mètres de large et c'est la bagarre tout le long. 1H09m, mon moins bon temps jamais réalisé sur 3800m. Mais on relativise, la journée est encore longue. Allez à poil et changement de tenue pour le vélo.
Les impressions sont super bonnes, les kilomètres défilent et en plus c'est agréable. GROOOOSSSE AMBIANCE sur le parcours. Le Ruppertiberg s'avale au milieu d'une foule digne d'une étape de montagne du tour de France. Mais attention, la bosse ne se termine pas tout de suite, ce n'est que 5 kilomètres plus loin que l'on descend réellement et encore, quelques "rebonds" vous rappellent à l'ordre. 33.5 km/h pour le premier tour.
J'entame le deuxième tour prudemment. L'ambiance est encore montée d'un cran et HOP HOP le Ruppertiberg sur le grand plateau. Pas très malin, le reste de l'ascencion est plus difficile à gérer, mais cela pasee encore assez bien. Par contre la troisième ascencion est pénible et surtout la fin du tour. Ces petites bosses anodines lors des 120 premiers kilomètres se révèlent bien difficiles à digèrer maintenant. 5H45, meilleur temps vélo jamais réalisé. 1-1
Reste le plus dur, la course à pieds. Ma douleur au talon n'est plus qu'un mauvais souvenir. ZUPER HOPA HOPA, les 10 premier kilomètres sont avalés en 54 minutes nickel, je dose bien. Mais n'est ce pas là la clé d'une bonne course à pieds sur Ironman. Il est certain que je craquerai de toute façon. Alors pourquoi doser ? Ne vaut-il pas mieux faire la première partie sur ces bonnes sensations et les faire le plus vite possible et aller plus loin pour ensuite gérer l'inévitable coup de barre. A tester la prochaine fois. Quoiqu'il en soit, premier coup de barre au 15° mais vite passé, puis un plus gros au 25° et là, c'est quasi la fin. Ne reste plus que l'inévitable marche /course/marche avec des passages très difficile où l'on en vient à douter de tout, de sa motivation, de son envie, de ses capacités (déjà pas terribles), etc...
Enfin, l'euphorie des deux derniers kilomètres sont là. On repart et l'on se demande pourquoi l'on est pas capable de le faire plus tôt dans le marathon et c'est la dernière ligne droite du pur plaisir. Des spectateurs, de l'ambiance et 12H03 au compteur. C'est 22 minutes de moins qu'il y a 4 ans, c'est un progrès, petit mais un progrès de toute façon.
Les points positifs sont l'alimentation, le bon vélo, le mental à pieds pour éviter le cruel 6H sur le marathon. De toute façon, à l'an prochain au plus tard pour mon 10° IRONMAN.
Bisous à Chichile et aux deux poulets pour m'avoir supporté tout au long de l'année.
Merci à tout nos supporters Sylvie,Sabine, tous et toutes les "Chièvrois".
Hé HOP




