Le Boulou (Languedoc Roussillon)
28 Octobre 2006
Tout commence début septembre, on se décide Marie Cécile et moi à participer au marathon plutôt qu'au relais, lors du voyage annuel du Fun Club. Plan d'entraînement de Jogging Internationnal de 8 semaines en guise de préparation, on abordera quelques course de préparation : le raid de La Souleuvre, les Crêtes de l'homme de Spy, Les Crêtes hulpoises.
Vendredi 26/10 RDV à Rixensart pour le départ en car. Nous serons quatre à nous frotter au marathon et ses 1100 m de dénivelé positifs (Pol Titard, Philippe Gille, Marie écile et moi-même). C'est tout ce que l'on en sait, mis à part le temps du vainqueur de l'an dernier : 2H59, du costaud ! Quatre autres équipes participeront au relais.
Samedi 27/10 : arrivée à Saint Cyprien sous un beau soleil en fin de matinée. installation et petite collation avant de faire un petit décrassage de 40 minutes sur le front de mer. Petite sieste avant de partir pour la pasta party et le retrait des dossards. Nous passons une belle soirée ambiance Latino.
Dimanche 28/10 : Gatosport, boisson d'attente et quelques popot plus tard nous voici sur la ligne de départ au Boulou. Petit village au pieds des pyrénnées. 9H le départ est donné. Nous sommes une centaine sur le marathon plus les quarantes équipes, pas la grande foule, mais juste ce qu'il faut, je ne suis pas fana des courses de masse. Départ le long de la rivière plus ou moins à plat. J'ai décidé de faire toute la course au cardio et les dix premiers kilomètres en dedans. 75 % de la Fcmax, Pol me dépasse au 3° kilomètres et me lache quelque peu suite à un arrêt pipi. Début sérieux des hostilités vers le 10°, première réelles difficultés. Les puls montent un peu, j'essaie de ne pas dépasser les 80%-85%. Tout se passe à merveille, le temps est de la partie, il est dix heures et il fait déjà pus de 20°C. Le paysage est superbe, grosses collines, guarigues, palmiers, roches rouges, une belle lumière, du pur bohneur. En plus les jambes tournent à merveille. Au 15° km, je suis sur base de 3H30, il ne faut pas se laisser emporter par l'euphorie. Je viens de repasser Pol qui n'apprécie pas trop les gros tape cul qui s'enchaînent. Descente technique puis remontée sur le Fort de Salsre. Bien raide, bien doser. Au dix, au 20, au 30, les équipiers de relais sont là, l'ambiance monte et les encouragements font du bien. Du 20° au 30°, ce sera un enchaînement de bosses, plus raides les unes que les autres sur un sentier caillouteux. Les appuis sont bons et je me rends compte que pour une fois, j'ai fait le bon choix de chaussure et de chaussettes. J'aimerais savoir comment cela se passe pour les autres mais je n'ai pas de nouvelles, je suis devant eux, c'est tout ce que je sait.Je remonte pas mal de concurents, je passe de la 57° place à la 25° relais et marathon confondu. Le relais du 30° pointe le bout de son nez et tout va toujours super bien, un gel avant le ravito, un bout de route avec Rudy qui attend son relais. Il me renseigne sur les prochains kilomètres et me mets en garde. Le plus dur est là. Accompagné de Philippe DeRop (qui me rassure sur mon état de fraicheur extérieur et sur la performance de Chichile qui avale les kilomètres telle une métronome), j'entreprends la "difficulté du jour", le 33° et le 35° kilomètre sont très raides mais je ne veux pas marcher et les jambes répondent encore. Pas encore vu le mur, un dernier gel pour l'éviter, tout va à merveille. Philippe me laisse terminer la bosse tout seul et au 35°, je bascule pour 5 kilomètres de descente vertigineuse, je me lache, déjà dans la bosse j'ai laisser tomber le contrôle des pulsations. Au 36°, Rudy me rattrape et l'on se tire la bourre dans la descente. Je l'accroche, on avale le 37° km en 3'41". Le moteur chauffe, les puls sont au max et les jambes tiennent le coup. Un moment en retard sur le tableau de marche des 3H30, je reprends du temps. Après calcul,, il me reste 13' pour faire les 2 derniers kilomètres à plat. Rudy me lache sur le plat, mais je serre les dents et je maintiens un rythme de feu. 41° kilomètres, longue ligne droite de bitume (la seule sur les 42), tout est parfait, je rentre sous les 3H30, c'est certain. Malheureusement, le dernier kilomètre en fait quasi deux, si pas plus. Il me faudra plus de 13 minutes pour les faire. Mais la satisfaction est là 3H34'08" avec 1100 m de dénivelé. 12° au général marathon. You know what ? I'm Happy et Fit and well. Un bon petit cocktail de fruit à l'arrivée, une petite douche et puis accueillir les autres qui en terminent et qui m'ont soutenu à chaque relais. Merci à tous, Phil, Pol, Bénédicte, Cathy, Michaël, Muriel, Sébastien, Thierry, Frédéric, et tous les autres. De plus, les trois autres marathoniens, termineront accompagnés sur leur derniers 10 kilomètres par un des relayeurs. Que de la bonne humeur. Marie Cécile en termine en 4H38, enchantée de sa performance. Ca c'est de la femme. Et en plus, elle nous fait un podium en terminant 5° dame et 1° senior dame. Phil et Pol termineront un peu plus éprouvé, étonné de la difficulté du parcours.
La journée se terminera comme la veille sur des rythmes latino, devant une paëlla et quelques petits verres de vin.
Lundi 29 : Visite de Figueras et de Banyuls.
Mardi 30 : Visite de Gruissan puis malheureusement retour en Belgique

