Roth 2007 : et de 10 !

Voyage en mobilhome, gestion d'avant course parfaite, les deux derniers jours se passeront à 500m du site de départ: pepère. Préparation matos, pasta, ballade au village triathlon, pasta, petit film, pasta, pasta, pasta....
Dimanche 4h50, changement de menu, gatosport, gel et boissons énergétiques pour la journée. Départ en douceur dans une ambiance de feu. 50.000 spectateurs pour la départ et mon pote Gil en poisson pilote. Après 1000 m nous sommes côte à côte, on nage cool, l'eau est bonne et tout se passe bien. On sort quasiment ensemble après avoir dépassé Xavier bonnet vert brasse coulée et bien rapide.1H08 pour moi, 1h07 pour Gil. On se croise de nouveau à la sortie du parc, Gil prend les devants.
Sur le vélo les sensations ne sont pas terribles, les fessiers sont douloureux, puis ce seront les ischios. Mais bon on avance, deuxième grössse émotion sur la fin du premier tour. Solarberg, noir de monde, une ambiance digne de l'arrivée à l'Alpe d'Huez. 32 Km/H pour le premier tour et surtout 850 m de denivelé. Pour un parcours roulant, c'est pas de la tarte. En plus un petit vent est là depuis ce matin. Vent qui se lève sur le deuxième tour et il est de côté. Comme le parcours vélo ressemble à un aller retour, ce sera vent de coté pour les 90 derniers kms. 110, 120, 130, les kilomètres défilent, pas assez vite à mon gout. On repasse sur Solarberg, il y a déjà beaucoup moins de monde. Les pros sont attendus sur la ligne d'arrivée dans une heure. 5H50, "seulement" 5 minutes de plus qu'à Klagenfurt. Mais un peu déçu quand même.
Reste le plat de resistance, premier kilomètre super 4'49". IL FAUT RALENTIR. Je me cale à 5'15-5'30 et puis tenir, tenir, tenir.... Les premiers kilomètres se passent à merveille. Premier gel énérgétique et les premières nausées arrivent. des gels testé à plusieurs reprises sur marathon, trail, et voilà qu'ici où je vais en avoir le plus besoin, ça ne passe plus. Gil est à l'agonie, m'ayant pris 23 minutes à vélo, je le rattrape au 12° kilomètre, crampes d'estomac et beaucoup de déception le freine. Un petit bout de chemin avec Gil et puis c'est reparti pour une lutte contre la fatigue, la lassittude et les courbatures. Le rythme est toujours bon, bien en dessous des 6 minutes au kilomètre. 19, 20,21 c'est toujours bon, je passe sous les deux heures au semi, mais plus moyen d'avaler les gels. Je décide donc de finir au Coca et à l'eau. 22,23,24,25, C'est toujours bon, mais le rythme de course comme le rythme cardiaque diminuent : le début de la fin. Au lieu des quatre heures prévues, ce sera 4h42. Caramba encore raté ! J'ai bien essayé de relancer plusieurs fois sur le marathon, mais ce n'est qu'au 40° kilomètre que mon organisme consentira à un dernier effort. Je termine finalement en 11H51, mon meilleur temps hormis la Tchéquie (mais les distances n'étaient pas bonnes). Content du temps final, mais déçu du peu de temps gagné par rapport à 2005. 12 minutes de mieux, c'est pas mal mais c'est peu. A quand un vrai marathon digne de ce nom en dessous des 4 Heures. Gil en fini en 12H8, très déçu de son Ironman qui serait selon ses dires son dernier. Pour ma part, je réserve mon verdict pour après Eupen et Gérardmer.
Et de 10 quand même !


