Embrunman 1997

Publié le par Olivier Valet

Numeriser0002.jpg

Quentin à pieds aussi rapide que PAPA !!!

 

17 heures d'effort, de sueurs, de doutes, de joies, de souffrances, d'images emmagasinnées à jamais. A EMBRUN, tout est beau, tout est dur. D'abord le paysage, on le découvre avant la course, les Alpes dans toutes leurs splendeurs. Mais l'EMBRUNMAN, ce sont ces clichés gravés à jamais, ces sensations qui vous hirrissent le poil, ces odeurs qui vous réveillent l'appétit de se donner, de tout donner pour venir à bout de 3800m de natation avec un départ à la torche, les 180 kms de vélo et ses 5000 m de dénivelé positif et enfin un marathon difficile à souhait.

 

6 Heures du mat, je vous passe les détails du réveil d'un triathlète (pâtes-popo-gatosport-popo-......), la sérénité ressort du parc à vélo, la salve d'applaudissement retentit, la tension monte, les lunettes de natation se remplissent de buée "d'émotions". Puis pan dans le noir. Pas de bagarre mais ou est cette torche, il faut la suivre. Rester calme pas de débauche d'énergie inutile, profiter de tout. Deuxième tour de natation, on en profite à chaque respiration pour admirer le lever du soleil sur le cirque du Morgon. On sort de l'eau, même pas froid, même pas fatigué.

 

A vélo, là aussi profiter un max de la sortie. Paysage fabuleux, exercices d'équilibriste dans les "bosses" (vitesse minimum 6 km/h dans l'Izoard), grand slalom dans les descentes (le pied). Mais dur très dur, la succession des difficultés use tout. Le moral, l'organisme, attention au délai. Enfin Embrun est en vue, c'est fini. Eh non, après Pallon, Champcella, Réallon, Izoard, .... (dans le désordre) Chalvet, la bête. Tenir, tenir............. Enfin la descente vers le Lac.

 

Plus que le marathon, ça peut pas être pire que le vélo. Eh bien si. Tour du lac, le Roc, rue pietonne d'Embrun, la Durance, le désert de Baratier et ses trous de "mémoire", Baratier et ses bosses. On se le tape deux fois. Le paysage est toujours si beau, mais on s'en fout. Marcher trottiner, marcher, ramper, courir pour les cents derniers mètres accompagnés des enfants. Cents derniers mètres fait à la torche comme on a débuté (tiens il fait noir, le soleil s'est couché lui !). Est-ce encore du sport ? Je ne sait pas mais j'y reviendrai, c'est certain.

Publicité

Publié dans Mes Ironman

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article